Glossaire astronomique
Ce glossaire à pour but de vous aider à vous familiariser avec les différents termes employés en astronomie. Plus
de 151 définitions sont actuellement disponibles.
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Wikipédia.
Le big-bang, s'écrivant également big bang, est une théorie cosmologique postulant qu'un événement initial brutal est à l'origine de la création de l'Univers.
Ce terme fut utilisé par Fred Hoyle lors d'un programme radio de la BBC, The Nature of Things, dont le texte fut publié en 1950. Hoyle ne décrivait pas la théorie, mais se moquait du concept. Toutefois l'expression est restée et a perdu son côté péjoratif et ironique, et d'ailleurs Hoyle lui-même s'y rallia plus tard.
Cette théorie est née de l'observation de l'éloignement mutuel des galaxies. L'utilisation d'une théorie physique (relativité générale) pour extrapoler l'expansion de l'univers et retracer l'histoire de l'univers, conduit à l'idée que plus l'univers était jeune, plus celui-ci était chaud et dense, les calculs aboutissant à une singularité gravitationnelle : toutes les distances sont réduites à zéro tandis que la température et la pression sont infinies. Ainsi, la vieille idée métaphysique d'un univers doté d'une origine est-elle renouvellée . ou confortée par un appareil théorique scientifique que l'on se plait à présent à présenter comme indépassable : peut-être n'est-ce pas tout à fait par hasard si le Big Bang est né à l'Université Catholique de Louvain, des intuitions de Lemaître, un homme d'église.
Cette théorie rend bien compte des observations cosmologiques qui l'ont fondée, et elle a permis de prédire dans les années 1940 l'existence d'un rayonnement cosmologique de fond (interprété comme la conséquence de l'opacité initiale de l'univers : la matière de l'univers aurait été assez dense et chaude pour être opaque, empéchant la lumière de se propager dans l'espace). La découverte de ce rayonnement dans les années 1960 fit basculer la majorité des scientifiques en faveur du modèle du big bang, au détriment de la théorie de l'univers stationnaire qui prévalait jusqu'alors. L'univers actuel serait donc très différent de ce qu'il était dans le passé lointain et sera dans le futur éloigné.
Le Big-Bang a explosé a cause d'une très grande chaleur de milliards de milliards de degrés. Ensuite tout s'est refroidit et s'est divisé en plusieurs petits groupes d'étoiles ce qui a produit les diverses galaxies.
Se basant sur des mesures de l'expansion de l'univers en utilisant des supernova de type Ia, des mesures de variation apparaissant dans le fond cosmique et des mesures de fonction de corrélation de galaxies et de quasars, on pense en 2003 que t->0+ a eu lieu il y a environ 13,7 milliards d'années, à 200 millions d'années près.
Peu après l'instant t = 0, l'Univers aurait été à peu près uniformément rempli d'une densité d'énergie très élevée. À mesure que l'expansion s'est faite, la température aurait baissé pour aboutir à l'apparition d'hydrogène et d'hélium, dans un processus appelé la nucléosynthèse primordiale.
De légères variations dans la densité initiale aurait abouti à la concentration de la matière noire (concept discuté) et de la matière ordinaire dans des halos de matière noire, des structures à grande échelle qui se sont peu à peu agrégées par gravité. Le refroidissement du gaz dans les centres des halos a conduit à la formation d'étoiles, qui constituent les galaxies à l'intérieur de ces halos.
La relativité générale introduisit la gravité dans la relativité restreinte qui traitait déjà de l'électromagnétisme. Cette théorie introduisait une équivalence entre la force de gravité et la forme locale de l'espace-temps.
Bien que la relativité restreinte énonce l'équivalence de tout cadre de référence inertiel, le postulat de Weyl exprime l'hypothèse selon laquelle il est possible d'établir un système de
coordonnées comobiles, dans lequel les galaxies ont (en moyenne) une position spatiale fixe, malgré l'éventuelle expansion ou contraction de l'Univers en fonction du temps cosmologique, celui-ci défini aussi dans le cadre du même système de
coordonnées.
L'expansion ne doit donc pas s'entendre comme un déplacement de matière avec l'univers gagnant sur du vide. L'image souvent évoquée des grains de raisin dans un gâteau gonflant à la cuisson n'est pas non plus rigoureusement exacte, dans la mesure où elle suggèrerait qu'il y a déplacement de ces grains.
Voir aussi: Coordonnées
La biosphère est la partie du système terrestre dans laquelle la vie s'est développée (c'est à dire la lithosphère, l'hydrosphère et une partie de l'atmosphère). Il s'agit pour l'essentiel d'une création collective d'une très grande variété d'organismes et d'espèces vivantes qui forment la diversité des écosystèmes.
L'origine du terme Biosphère date du géologue Eduard Suess en 1875. La notion de biosphère est donc d'origine géologique et traduit l'impact de la révolution darwinienne sur les sciences de la Terre. Le concept biogéologique et écologique de la Biosphère date lui des années 1920 (Vernadsky) et précède le concept d'écosystème introduit en 1935 par Arthur Transley.
Le concept holistique et interdisciplinaire de la Biosphère associe l'
astronomie, la géophysique, la météorologie, la biogéographie, la biologie évolutive, la géologie, la géochimie, l'écologie et d'une façon générale toutes les sciences de la terre et du vivant.
Pour les tenants de la géophysiologie, la Biosphère est le système écologique global intégrant tous les êtres vivants et les relations qu'ils tissent entre eux, avec les éléments de la lithosphère (les roches), de l'hydrosphère (l'eau), et de l'atmosphère (air), dans un métabolisme qui transforme sans cesse la surface de la Terre.
Toutefois, le terme de Biosphère est souvent à l'origine de nombreuses confusions.
Le terme biosphère est aussi utilisé en dehors de la perspective écologique, en particulier par Teilhard de Chardin (lequel a parlé de la noosphère, comme étant constituée par le phénomène humain, et se plaçant au-dessus de la biosphère). Les géochimistes donnent aussi au terme biosphère le sens de somme totale des organismes vivants (en d'autres termes, ce qui est couramment nommé biomasse ou biote par les biologistes et les écologues).
Selon cette définition, la biosphère est un des quatre constituants du modèle géochimique (avec la lithosphère, l'hydrosphère et l'atmosphère).
Certains estiment que le flou sémantique et conceptuel entourant le terme de biosphère se retrouve dans les débats actuels portant sur la biodiversité, le développement durable... Selon eux, l'utilisation du terme biosphère selon la terminologie des géochimistes est une des conséquences de l'organisation très spécialisée de la science actuelle.
De nombreuses personnes préfèrent désormais le terme d'écosphère, qui date des années 60-70, et qui est associé aux notions de crise écologique.
Vernadsky a définit l'écologie comme étant la science de la biosphère (1926).
La richesse biologique est nettement plus importante sous les tropiques que dans les régions polaires.
Voir aussi: Astronomie
Une
année bissextile est une année de 366 jours au lieu de 365, c'est-à-dire une année comprenant un 29 février. Le terme vient du latin bis-sextilis, qui signifie « deux fois (bis) sixième (sextus) ».
Depuis l'instauration du calendrier grégorien :
- 1. Les années divisibles par 4 sont bissextiles, pas les autres. 2. Exception : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles.
- 3. Exception à l'exception (!) : les années divisibles par 400 sont bissextiles.
Ainsi, l'an 2004 était bissextile suivant la règle 1, l'an 1900 n'était pas bissextile car concerné par la règle 2 et l'an 2000 était bissextile car concerné par la règle 3.
Le calendrier julien qui était en cours avant le calendrier grégorien ne connaissait que la première règle.
La longueur précise de l'année terrestre est 365,2422 jours. Avec ces règles, le calendrier julien avait une année moyenne de 365,25 jours, ce qui a engendré l'accumulation d'une dizaine de jours de retard en quinze siècles. Ce retard fut corrigé par l'instauration du calendrier grégorien et une année de 10 jours plus courte. Celui-ci a une année moyenne de 365,2425 jours, ce qui est encore un peu trop long, mais n'engendre qu'une erreur de 3 jours en 10 000 ans.
Voir aussi: Année bissextile
Références: Année bissextile
Désigne ce qui se situe du côté nord du globe terrestre, et plus spécialement ce qui se situe près du pôle nord.
Références: Constellation