Glossaire astronomique
Ce glossaire à pour but de vous aider à vous familiariser avec les différents termes employés en astronomie. Plus de 151 définitions sont actuellement disponibles.

Les définitions présentes dans ce lexique proviennent de Wikipédia.

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Terme:

Taches solaires Haut de page

Galilée fut sans doute le premier à les remarquer vers 1610. Par la suite, l'observatoire de Zurich en poursuivit l'observation. Elles apparaissent dans la photosphère comme une zone sombre (l'ombre) entourée d'une région plus claire (la pénombre).

Leur plus grande dimension peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de km. La température de l'ombre est de l'ordre de 4500 K (photosphère : environ 5800 K).

Elles se développent dans une zone comprise entre les 40e parallèles de la sphère solaire. L'observation des taches solaire est facile et permet de constater la rotation du soleil sur lui-même en 25 jours. Il suffit pour cela de projeter l'image du soleil sur une feuille de papier à l'aide d'une simple paire de jumelles.

Voir aussi: Photosphère
Références: Facule, Photosphère


Téléscope Haut de page

Un télescope est un instrument optique qui permet d'augmenter la taille apparente des objets observés et surtout leur luminosité.

Les télescopes sont principalement utilisés en astronomie.

Télescope et lunette Selon le type de la surface principale collectrice de lumière, on distingue deux sortes d'instruments :
  • La lunette astronomique, également appelée réfracteur, dans laquelle cette surface est composée d'une ou plusieurs lentilles.
  • Le télescope, parfois appelé réflecteur, dans lequel cette surface est un miroir.

En anglais, le mot telescope désigne les deux types d'instruments, alors qu'en France, un télescope désigne habituellement un réflecteur, quoique l'habitude de faire la distinction entre les deux instruments ait tendance à régresser.

Voir aussi: Astronomie, Luminosité, Lunette astronomique
Références: Coronographe, Zénith


Téléscope à rayons X Haut de page

En plus de la lumière visible, des télescopes étudient également dans les rayons X. Mais en raison du fait que l'atmosphère terrestre réfléchit de telles rayons, ces instruments sont embarqués à bord de satellites.


Téléscope de type Cassegrain Haut de page

Il est composé d'un miroir primaire concave et d'un miroir secondaire convexe. Il a été mis au point au XVIIe siècle, peu de temps après le télescope de Newton. Dans le montage Cassegrain, contrairement au montage Newton, le miroir primaire est percé en son centre et l'observateur se place derrière celui-ci. La convexité du miroir secondaire permet d'utiliser un miroir primaire sphérique plutôt que parabolique, ce qui raccourcit considérablement la longueur focale et permet à l'instrument de rester relativement compact. Mais cela entraîne une aberration de sphéricité qui rend les contours plus ou moins flous.

Voir aussi: Longueur focale


Téléscope de type Maksutov-Cassegrain Haut de page

C'est une autre variante du Cassegrain correctement corrigé. Le primaire est concave sphérique et le secondaire est convexe sphérique, l'aberration étant corrigée par un ménisque (une lentille concave plus épaisse sur les bords). Le principal avantage de ce type de télescope est sa facilité de réalisation par des moyens industriels, car il est composé uniquement de surfaces sphériques, donc facilement réalisables par des machines et avec des résultats homogènes (ce qui n'est pas toujours le cas avec d'autres types de télescope).


Téléscope de type Newton Haut de page

Ce type de télescope a été mis au point par Isaac Newton. Il utilise un miroir primaire parabolique et un miroir secondaire plan. C'est le montage le plus ancien, il est utilisé actuellement dans beaucoup de constructions d'amateurs en raison de son coût modique. D'une manière plus générale, c'est le miroir secondaire plan, incliné à 45°, qui caractérise le montage Newton (qui peut être décliné sur d'autres types de télescope) ; il permet de renvoyer l'image focale à 90° de l'axe optique près de l'ouverture du tube, ce qui rend la position d'observation plus confortable. Les miroirs paraboliques génèrent une aberration optique, dite de coma ; elle déforme les étoiles en bord de champ, ce qui réduit le champ utile.


Téléscope de type Ritchey-Chrétien Haut de page

Il donne une image focale parfaitement plane, c'est la formule optique la plus utilisée dans les observatoires professionnels modernes. Elle repose sur des miroirs primaires et secondaires hyperboliques. Cette formule corrige presque totalement les aberrations de coma et de sphéricité.


Téléscope de type Schmidt-Cassegrain Haut de page

C'est une variante du type Cassegrain, très appréciée parmi les amateurs. Ce montage hybride reprend le principe du miroir primaire sphérique en l'associant à une lame de Schmidt pour corriger l'aberration de sphéricité. C'est un instrument polyvalent et qui fourni des images lumineuses et nettes sur la quasi totalité du champ. Il a l'inconvénient d'être très coûteux en raison de la difficulté à concevoir les lames de Schmidt.


Trépied Haut de page

Élément dont la grande importance ne doit pas être négligée, il accueille la monture et supporte l'instrument. Pour cette raison, il doit être adapté pour supporter le poids de l'ensemble. Divers modèles sont disponibles, réalisés en aluminium ou acier, tous visant un même but : équilibrer et stabiliser l'ensemble pour éviter au maximum les risques de bascule de l'instrument (quelle que soit sa position) et absorber les vibrations.

Voir aussi: Monture


Troyen Haut de page

Originellement, les astéroïdes troyens sont un groupe d'astéroïdes situés aux alentours des points de Lagrange L4 et L5 de l'orbite de Jupiter, c'est-à-dire qu'ils possèdent la même orbite mais sont situés à 60° en avant ou en arrière par rapport à Jupiter.

Le même terme est utilisé pour désigner d'autres astéroïdes ayant une orbite similaire mais avec une autre planète. En théorie, n'importe quelle planète peut accueillir sur son orbite des astéroïdes troyens. Toutefois, des calculs indiquent que les points L4 et L5 de Saturne ne sont pas stables à cause de l'influence de Jupiter.

Dans, le système solaire, la quasi-totalité des troyens sont sur l'orbite de Jupiter. Ils sont situés entre 5,05 et 5,40 ua du Soleil et forment le deuxième groupe d'astéroïdes le plus important, après ceux de la ceinture principale.

On pense actuellement qu'Edward Barnard effectua la première observation d'un astéroïde troyen en 1904, mais l'importance de cette observation passa inaperçue. On supposa qu'il s'agissait de Ph.bé, la lune de Saturne alors récemment découverte et située à 2 minutes d'arc, ou même d'une étoile. L'identité du point de lumière observé par Barnard ne fut pas réalisée avant que ne fût calculée l'orbite du troyen (12126) 1999 RM11, un objet (re)découvert en 1999.

En février 1906, l'astronome allemand Max Wolf découvrit un astéroïde au point de Lagrange L4 du système Soleil-Jupiter et le nomma (588) Achille, d'après Achille, un des héros de L'Iliade. L'étrangeté de son orbite fut remarquée après quelques mois et rapidement d'autres astéroïdes furent découverts près de ces deux points.

Il y a actuellement (juillet 2004) 1679 astéroïdes troyens connus : 1051 près de L4, et 628 près de L5. Sans aucun doute, il y en a de nombreux autres, mais trop petits pour être vus avec les instruments actuels. Le plus gros des troyens est (624) Hector, il mesure 370×195 km.

À la suite de Wolf, ces astéroïdes reçurent des noms associés à L'Iliade. En fait, ceux du point L4 sont nommés le groupe d'Achille, d'après les héros grecs commandés par Agamemnon, et ceux du point L5 le groupe des Troyens, d'après les héros de la cité de Troie du roi Priam. Le groupe des Troyens est aussi parfois appelé groupe de Patrocle pour moins de confusion. Le nom de ce groupe vient de (617) Patrocle, le plus gros de ses astéroïdes, bien que le héros Patrocle fut du côté grec durant la guerre de Troie, car il fut le premier astéroïde découvert au point L5, avant que la règle Grèce-Troie ne fût instaurée. Le groupe d'Achille contient aussi un astéroïde « transfuge » : (624) Hector.

Comme L'Iliade relate les événements de la guerre de Troie, tous ces astéroïdes (ceux des groupes d'Achille et de Patrocle) furent collectivement désignés astéroïdes troyens. Si, à strictement parler, ce terme s'applique uniquement aux astéroïdes situés aux points de Lagrange L4 et L5 de Jupiter, ce terme est dorénavant utilisé de façon plus générale pour tous les petits corps célestes situés aux points de Lagrange L4 et L5 de tout autre corps. On ne connaît peu de Troyens non-joviens : (5261) Eurêka, un troyen de Mars, et 2001 QR322 et 2004 UP10, deux troyens de Neptune.

Par ailleurs, plusieurs des lunes de Saturne ont la particularité de se situer à des points de Lagrange : d'une part Télesto et Calypso sont situés respectivement aux points L4 et L5 de Téthys et d'autre part Dioné et Hélène se partagent la même orbite à 60° l'une de l'autre.

Voir aussi: Étoile, Astéroïde, Astéroïde troyen, Lagrange, Orbite, Point de Lagrange
Références: Astéroïde troyen